Cette aide est mise en place par le Crous pour les étudiants qui rencontrent des difficultés financières durables mais ne remplissent pas les conditions pour obtenir une bourse sur critères sociaux.
Il s’agit d’une aide annuelle, généralement versée en plusieurs mensualités sur 8 à 10 mois, dont les montants restent le plus souvent inférieurs à ceux de la bourse sur critères sociaux, mais peuvent tout de même représenter une part importante du budget étudiant. Selon la situation, l’aide peut aller de quelques centaines d’euros par an pour les cas les moins graves à plus de 1 500 ou 2 000 euros pour les situations de forte précarité, ce qui permet par exemple de prendre en charge une partie significative du loyer, des factures ou des frais de transport. Elle joue ainsi un rôle de relais pour ceux qui respectent les exigences générales de nationalité, de diplôme et d’inscription dans l’enseignement supérieur, tout en dépassant les plafonds de ressources habituels ou en se trouvant dans une situation familiale particulière. Ce dispositif vise à mieux prendre en compte des réalités qui échappent aux barèmes classiques, comme le cas d’étudiants dont les parents ont des revenus jugés suffisants sur le papier mais n’assument plus leurs charges quotidiennes.
Qui est concerné
Pour y prétendre, il est nécessaire d’être inscrit dans un établissement d’enseignement supérieur, d’avoir moins de 35 ans au 1er septembre de l’année universitaire et de justifier de difficultés financières stables dans le temps, par exemple en raison d’une rupture familiale, d’un manque de soutien parental ou d’une autonomie financière avec un loyer et des factures à payer. L’étudiant doit aussi montrer un engagement réel dans ses études en suivant les cours et en se présentant aux examens, puisque l’ASA a pour objectif de soutenir un projet universitaire sérieux sur la durée. Elle se distingue ainsi de l’aide spécifique ponctuelle, qui répond plutôt à un imprévu ou à une dépense exceptionnelle, alors que l’ASA s’adresse à des situations de précarité installées qui menacent la poursuite des études.
La procédure à suivre
Elle débute en général par le dépôt d’un dossier social étudiant, identique à celui d’une demande de bourse sur critères sociaux. Cette première étape permet de vérifier qu’aucune bourse classique ne peut être attribuée.
Une fois cette possibilité écartée, l’étudiant peut se tourner vers le service social du Crous de son académie pour solliciter l’allocation spécifique annuelle.
Il doit alors constituer un dossier complet comprenant notamment un certificat de scolarité, une pièce d’identité, un relevé d’identité bancaire, des justificatifs de ressources et de charges, ainsi que tout document de nature à éclairer la situation financière comme des quittances de loyer, des factures d’énergie ou des bulletins de salaire liés à un emploi étudiant. Il est souvent proposé un rendez-vous avec un assistant ou une assistante de service social afin d’analyser la situation dans le détail et d’accompagner l’étudiant dans la préparation du dossier. Celui-ci est ensuite étudié par une commission qui tient compte de l’ensemble des éléments fournis comme la situation familiale, un éventuel isolement, l’état de santé, les ressources réellement disponibles et les dépenses incontournables. La commission émet une proposition qui est transmise au directeur du Crous, chargé de la décision finale.
L’attribution de l’ASA
Elle n’est pas automatique et repose sur une évaluation au cas par cas. En principe, la demande doit être renouvelée chaque année afin de montrer que les difficultés persistent ou que la situation a évolué.
L’Allocation Spécifique Annuelle reprend la même grille de montants que la bourse sur critères sociaux, en fonction du niveau retenu pour l’étudiant. Elle est en général versée tous les mois pendant l’année universitaire, ce qui garantit une rentrée d’argent régulière pour aider à payer le loyer, la nourriture, les transports ou le matériel nécessaire aux études.
Elle permet aussi à l’étudiant d’être dispensé du paiement des frais d’inscription et de la CVEC, ce qui limite encore les dépenses à engager pour poursuivre sa formation.
Dans le département de l’Isère, à Grenoble, Échirolles ou Fontaine, un étudiant qui bénéficie de cette allocation peut choisir de compléter prudemment ses ressources, par exemple grâce à un petit emploi compatible avec son emploi du temps ou en proposant du soutien scolaire en ligne via une plateforme telle que Les Sherpas, accessible sur sherpas.com, tout en prenant soin de préserver le temps et l’énergie nécessaires à la réussite de son parcours universitaire.
Associée aux autres aides existantes et à une gestion rigoureuse du budget, cette allocation contribue à rendre les conditions de vie plus stables et à réduire la pression financière qui pèse sur les études.
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