
Avec une longueur de 70 km, la Bourbre contrôle à sa confluence avec le Rhône une surface topographique de 750 km2.
Drainé depuis le début du siècle par divers canaux rejoignant la Bourbre ou ses affluents, ce bassin versant reste en grande partie marécageux, malgré un point culminant à 771m. NGF. La faible pente présentée par les courbes hypsométriques vers les basses altitudes est caractéristique des bassins versants à vastes zones inondables.
L’arrêté préfectoral n°88929 du 8 mars 1988 a retenu classe 1B comme objectif de qualité pour la Bourbre, rivière figurant sur la liste des milieux prioritaires dans le département de l’Isère.
Cet objectif ambitieux implique un effort de dépollution particulièrement important. A ce propos, la commune de Bourgoin-Jallieu a donc récemment augmenté la capacité de traitement de sa station.
Du fait de la qualité médiocre des eaux et de l’artificialisation de son lit, la flore et la faune aquatiques de la Bourbre ne présentent pas d’intérêt particulier.
Le peuplement piscicole de la Bourbre, rivière de première catégorie, est peu diversifié et peu abondant. On note la présence de population réduites de vairons, de loches franches et de truites.
L’agglomération de Bourgoin-Jallieu a été touchée par les crues successives de la Bourbre de 1988 et 1993 : crue du 11 octobre 1988 : environ 60m3/s et crue du 9 octobre 1993 : environ 85 et 90m3/s.
La ville a été également touchée par les crues du Bion auxmêmes dates ainsi qu’en 1990 et en septembre 1993 pour les points les plus vulnérables.
C’est pourquoi la ville a réalisé des travaux pour le renforcement des berges soit par enrochement classique, soit par des techniques végétales issues du génie biologique. C’est à dire utilsant l' aptitude naturelle de certains végétaux à développer un important système racinaire constituant ainsi une véritable armature qui stabilise la berge.
Une ripisylve est alors recréée. Elle permet à la fois de résoudre les problèmes d’érosion de berge et de redonner à la berge ses propriétés naturelles de manière à reconstituer un milieu de plus grande diversité floristique et faunistique tout en améliorant le patrimoine paysager.
