+ Vendredi 2 mars à 14H30 & 20h30 + Dimanche 4 mars à 17h00 + mardi 6 et jeudi 8 mars à 14h30 et 20h30
Anna Politkovskaïa a été assassinée. Elle était journaliste couvrant la 2ème guerre de Tchétchénie, face aux forces Russes et aux combattants Tchétchènes, seule. Stéfano Massini en fait une pièce de Théâtre, en 20 parties. Une circulaire écrite par Valfislav Surkov en 2005 constate que les ennemis de l’état se divisent en 2 catégories : les ennemis avec lesquels on peut raisonner, et ceux avec qui on ne peut pas. Ces derniers sont «non Rééducables». Thierry Bordereau veut faire entendre toutes les voix qui composent le récit. La voix d’Anna Politkovskaïa : à distance, au journal, en conférence, du reporter. Les voix d’un commandant de char de l’armée russe, d’un garde qui la retient prisonnière, de son fils, des policiers, du chef du commando tchétchène qui a pris en otage toute la salle d’un théâtre à Moscou.

Tarif C : 16€, 14€, 10€, 8€
Avec la troupe permanente du Maly Drama Théâtre/Saint-Pétersbourg Mise en scène Lev Dodine Scénographie, costumes Alexander Borovsky.
Lev Dodine et ses 50 collaborateurs aux Célestins.
« A vrai dire, c’est une des plus grandes pièces du répertoire mondial, l’une des plus complexes de Tchekhov. C’est un tronçon entier de vie observé par Tchekhov à travers sa personnalité, son imagination, sa douloureuse perception de la maladie, son regard « scepti-optimiste » sur la condition humaine, sa connaissance de la vie dont le dénouement s’opère au dépends de nos désirs et nos peurs. Nous devons affronter cette vie, nous devons affronter notre destin, même si nous savons que c’est peine perdue. Tchekhov parle avec passion et éloquence du désespoir de nos vies, du désaccord entre nos aspirations et la réalité, de l’importance cruciale de rester soi-même et de conserver notre dignité. Les 3 Soeurs est une pièce qui traite d’individus qui croient en des idéaux, nous pourrions dire que ce sont des « intellectuels » mais je pense que des individus qui croient en des idéaux sont présents à tous les niveaux de la société ; de la même manière qu’à tous les niveaux de la société nous côtoyons des hommes dépourvus d’idéaux et d’autres qui les ont perdus. Je crois qu’aujourd’hui, dans le monde entier, nombre d’entre-nous ne comprennent que trop bien les espoirs insatisfaits, les projets avortés, les illusions perdues, les amours impossibles, hélas nous tous comprenons le langage universel de la perte. Nous avons saisi la rudesse de ton avec laquelle la vie s’adresse à nous, et dans cette vie nous devons rester nous-mêmes et garder notre dignité, quel que soit le prix à payer. » Lev Dodine
Tarif réduit : 29€, 14,50€ pour les abonnés du Théâtre Jean-Vilar - Tarif plein : 33€ - Départ en Bus
+ représentations scolaires lundi 19 mars à 14h30 et mardi 20 mars à 9h30 et 14h30
Avec Alice le Strat, Stanislas Sauphanor Mise en scène Jacques Osinski Texte Denis Kelly Traduction Philippe Le Moine, Pauline Sales Production Centre Dramatique National des Alpes Coproduction Théâtre Jean-Vilar/scène Rhône-Alpes hors les Murs

Alice et Max sont 2 jumeaux pas très sages et souvent insolents. Ils viennent à bout de leur institutrice Madame Lépine poussée à la dépression nerveuse par leurs « pourquoi » incessants. Le hic, c’est que Madame Lépine était aussi directrice de l’école et qu’elle est remplacée par un Tröll. Un vrai, qui ne sait que rugir, instaurer des règles et manger les petits enfants. Comme il aime beaucoup l’or, il décide de faire travailler les enfants dans une mine. Gare à ceux, enfants comme instituteurs, qui voudraient désobéir. Le Tröll ne rigole pas. Il dévore les inconséquents et inflige des punitions terribles. Alice et Max tentent bien d’alerter des adultes compétents comme leur mère ou la police. Mais ils se heurtent à une indifférence totale. Ils vont devoir trouver une solution tout seuls. « Je n’ai jamais rencontré de Tröll, mais il m’est arrivé de rencontrer une ou deux personnes qui auraient probablement dû naître Tröll. Je tente encore de convaincre les gens que cette pièce est une métaphore de ceci ou cela, mais la vérité, c’est que c’est une pièce sur deux enfants pas très sages et un Tröll, et cela me suffit. » Dennis Kelly. Il y a dans Mon prof est un Tröll une liberté et une insolence qui rappellent Shakespeare. Cependant la pièce est une oeuvre originale, profondément contemporaine, s’adressant autant aux adultes qu’aux enfants. Jacques Osinski dirige le Centre dramatique National des Alpes. Nous avions accueilli la création/coproduction de « Un Fils de notre Temps » ainsi que « La Petite Sirène ». Jacques est l’un des metteurs en scène français à suivre.
« J’ai envie de mettre en scène cette pièce comme elle est écrite, d’une manière extrêmement ludique et légère. » J. Osinski
Tarif D : 11€, 8€, 6€
à 20h30 - Le Médian - Saint Quentin Fallavier
Avec Camille, Didier Flamand, Nicolas Stuve (distribution en cours) Cor Marianne Tilquin, Anne Broussard Tuba Maxime Duhem Mise en scène, traduction Claude Baqué Texte Henrik Ibsen Assistante mise en scène Isabelle Antoine Création musique et chants Camille Scénographie, lumière Mathieu Ferry Costumes, accessoires Zouzou Leyens Arrangements Clément Ducol Son François Olivier Production C.I.C.T/Théâtre des Bouffes du Nord-Paris Coproduction Compagnie Acte2deux, La Comète/scène Nationale de Châlon-en-Champagne. Création aux Bouffes du Nord.
Le Sac des filles en 2002. En 2005, Le Fil. Le single Ta douleur puis le prix Constantin puis 2 Victoires de la musique. En 2009, elle reçoit une récompense dans la catégorie «Artiste Interprète Féminine» de l’année aux 24e Victoires de la musique. Camille a fait hypokhâgne. Est-ce à vrai dire une chanteuse ? Elle interprète le rôle d’Ellida, par la parole et par le chant. Les chants de cette pièce sont des moments où le temps théâtral est suspendu. Des moments d’invention, de pure création, voire d’improvisation, qui préparent la métamorphose finale…
« Je suis tombée sous le charme de la Dame de la Mer dès la première lecture. Comment ne pas m’identifier à cette femme si moderne qui, justement, s’applique à rompre le charme ? Qui plutôt que de céder, telle une héroïne tragique, à un inextricable conflit intérieur, accepte de s’en libérer par le dialogue ? En choisissant son mari plutôt qu’un ténébreux marin, elle se libère de ses propres fantasmes et ouvre la voie au véritable amour et, selon moi, à la création... C’est à cet appel du large au sens onirique que je réponds. Jouer la Dame de la Mer, c’est lui donner une voix, une voix qui parle, qui dialogue, mais aussi une voix qui chante, qui s’égare d’abord pour enfin s’incarner, qui de voix intérieure se mue en célébration de l’eau et des rêves. » Camille
Tarif A : 25€, 21€, 18€, 15€
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