En regard de Patrimoine en Isère Inventaire du pays de Bourgoin-Jallieu
L’architecte Albert Ribollet a marqué Bourgoin-Jallieu de ses réalisations de 1925 à 1975, après avoir étudié au sein de l’atelier Tony Garnier à l’école régionale des beaux-arts de Lyon. Albert Ribollet (1902-1995) était originaire de Saint-Alban-de-Roche. Son style architectural a évolué du classique au moderne. Une grande partie de ses archives reste à étudier, car son œuvre est conséquente. Albert Ribollet est à l'origine de nombreux bâtiments de la commune : on lui doit notamment la conception du Parc des sports " stade Pierre-Rajon " et sa piscine, le cinéma le Royal, mais également des maisons particulières, des copropriétés, des ateliers, des aménagements d’intérieurs d’appartements, de la simple rénovation à des bâtiments neufs... Les caractéristiques de son œuvre se distinguent par le fait qu’il dessinait les bâtiments avec un soin particulier du détail ; du mobilier aux cheminées, des serrureries aux garde-corps. Le travail d’Albert Ribollet a suivi les évolutions et la modernité de son temps. Un architecte et un patrimoine à découvrir, parallèlement à l'Inventaire du pays de Bourgoin-Jallieu dans le paysage par son style Art déco prononcé, avec l’entrée qui multiplie les décrochements géométriques sous une enseigne à la typographie caractéristique de l’époque, résolument moderne.

La façade de la piscine est inscrite au patrimoine départemental. La piscine Pierre-Rajon a ouvert en 1935, deux ans après l’inauguration du Parc des sports. Sa façade se singularise dans le paysage par son style Art déco prononcé, avec l’entrée qui multiplie les décrochements géométriques sous une enseigne à la typographie caractéristique de l’époque, résolument moderne.

Aujourd’hui, l’ancienne agence d’Albert Ribollet au 13 rue Clemenceau (dont il a dessiné l’agrandissement) abrite le cabinet de deux architectes, Frédérique Chevallier et Véronique Droin. Passionnées par leur métier, elles n’ont pas choisi ce lieu par hasard. Lors des journées du patrimoine 2009, elles ont contribué à faire partager cette œuvre au cours d’une visite guidée en permettant au public d’interpréter les façades de la ville, d’appréhender leurs proportions, leur rapport au sol (soubassement) et au ciel (couronnement) et à l’habitation. Cette architecture s’inscrit dans le patrimoine architectural berjallien, il suffit de poser son regard…
