C'est en 1870 qu'Auguste-Joséphine Seignoret et son mari Louis Antonin Lupin firent construire au milieu d'un terrain situé près de l'église Notre-Dame et de l'ancien cimetière des Protestants, une luxueuse maison bourgeoise que, dès le début, les jallésiens appelèrent le "Château".
La propriété comprenait alors une habitation des maîtres, des communs, une orangerie (actuelle salle du Conseil) et une volière. Le rez-de-chaussée dispose toujours aujourd'hui d'un vaste hall d'entrée avec un dallage en mosaïque, un plafond à caisson décoré et un escalier central en pierre de taille qui dessert les 3 étages. Les cinq pièces de ce rez-de-chaussée sont luxueuses dans leurs décorations et les matériaux qui les constituent : les boiseries de la salle principale et de tout le hall d'entrée viennent des piliers lacustres du lac de Paladru. On aperçoit des boiseries qui ornent la cheminée centrale les deux initiales entrelacées SL (Seignoret-Lupin) : ces initiales se retrouvent dans les ferrures des deux grandes portes fermant le vestibule au levant et au couchant.
René Lupin, leur fils, tenait avec son frère une fabrique de velours à Lyon. Ayant perdu toute sa famille, il en vint terminer ses jours dans une petite maison de la rue du Tribunal où il mourut en 1904. Entièrement ruiné, ayant à dilapider l'immense fortune des Miège-Seignoret et finit par vendre son château à Maître Ennemond Patricot, magistrat. La propriété passa ensuite entre les mains de M. Arribert, directeur d'une entreprise d'électricité à Jallieu.
C'est en février 1926 que la municipalité jallésienne présidée par Jules Meunier émet un avis favorable à un projet prévoyant l'achat du château Arribert en vue d'y transférer la Mairie et le matériel communal d'incendie.
En juin 1927, le Préfet déclare le projet d'utilité publique et la municipalité accepte à l'amiable le prix d'achat de 350 000F. Pour ne pas endetter la commune, les administrateurs municipaux décidèrent d'assurer le paiement de cet achat en lançant une souscription publique de 857 obligations de 500F. La mairie fut installée dans ses nouveaux locaux en juillet 1927. Depuis 1967, elle est devenue la maison commune des deux cités réunifiées.
Moulures, bois sculptés, une toile peinte marouflée, la salle des mariages possède un style qui offre un cadre de prestige pour les célébrations d'union matrimoniale de nos concitoyens. Les années passant, le temps faisant son œuvre, l'équipe municipale souhaitait redonner à ce bijou tout son éclat. C'est chose faite aujourd'hui puisque les services techniques conseillés pour l'occasion par un spécialiste de la restauration d'œuvres anciennes ont apporté tous leurs soins à la réalisation des multiples opérations de haute précision. La délicatesse inhérente à la réussite du projet a demandé des délais supérieurs à ceux nécessaires aux rénovations classiques. La qualité étant au rendez-vous, l'équipe municipale est aujourd'hui fière d'offrir aux Berjalliennes et aux Berjalliens une salle des mariages embellie qui a retrouvé ses lustres d'antan.


Marianne ou Marie Anne symbole de la République
La Ville de Bourgoin-Jallieu a décidé d’acquérir le buste d’une Marianne qui symbolise la permanence des valeurs qui fondent l’attachement des citoyens à la République autour du triptyque “Liberté, Egalité, Fraternité”. |