Cette maison fut la propriété d’une vieille famille de Bourgoin. Elle date du XVIè siècle et subsiste en partie dans un ilôt de constructions contemporaines entre la rue de la République et la place du 23 Août. On remarque encore l’une des deux tourelles et le grand portail en fer, orné de fleurs de lys. Le portail de l’entrée sur la rue de la République est l’un des rares vestiges de la Grande Peur d’août 1789, pendant la Révolution. Il fut en effet question de le démonter pour en faire des piques... La présence des Anglancier remonte à l’année 1280. Claude Anglancier de St-Germain, chevalier de St-Louis, capitaine de dragons, prend sa retraite en 1765. Il sera représentant de la noblesse bergusienne à l’Assemblée des Trois Ordres de Romans, en 1788. Il avait été l’ami de Jean-Jacques Rousseau lors de son séjour à Bourgoin et à Maubec, de 1768 à 1769. Le philosophe séjournera souvent dans cette demeure. Sa lettre «où êtes-vous brave Saint-Germain» du 26 février 1770 est l’une des plus importantes de sa correspondance, considérée comme la préface des Confessions.
